Ce que vous devez savoir sur la CSG non déductible des TNS
- Le taux global de CSG-CRDS pour un TNS s’élève à 9,7 %, dont seulement 6,8 % sont déductibles du revenu imposable.
- La part non déductible représente 2,9 % du revenu professionnel, quel que soit le secteur d’activité.
- La CRDS, au taux de 0,5 %, n’est jamais déductible, contrairement à une partie de la CSG.
- La base de calcul intègre le bénéfice imposable majoré des cotisations sociales obligatoires versées dans l’année.
- L’attestation URSSAF ne distingue pas toujours clairement les deux parts, d’où l’intérêt d’un suivi comptable dédié.
Un client vous appelle, paniqué, parce que son comptable vient de lui annoncer qu’une partie de sa CSG n’est pas déductible de son revenu imposable. Il pensait que toutes ses cotisations sociales venaient réduire sa base fiscale. Raté, et c’est justement là que la plupart des travailleurs non salariés se trompent dans leurs calculs.
La csg non déductible tns représente une fraction fixe de la contribution sociale généralisée que vous payez chaque année, et qui vient s’ajouter à votre revenu imposable au lieu de le diminuer. Sur les 9,7 % de CSG-CRDS prélevés sur le revenu d’un travailleur non salarié, une partie seulement ouvre droit à déduction. Le reste, non. Et ce reste, il faut le réintégrer soi-même dans sa déclaration de revenus si le régime social ne l’a pas déjà fait à votre place.
Csg déductible et non déductible : quelle différence concrètement ?

La CSG et la CRDS forment un ensemble de prélèvements sociaux qui financent la protection sociale française. Pour un TNS, elles sont assises sur le revenu professionnel, augmenté des cotisations sociales obligatoires. Jusque-là, rien d’exotique.
Le taux global de CSG-CRDS s’élève à 9,7 % pour un travailleur non salarié. Sur ce total, 6,8 % sont déductibles du revenu imposable, et 2,9 % ne le sont pas. Cette répartition n’a rien d’arbitraire : elle résulte d’une volonté de l’État de ne pas laisser filer trop de matière imposable, tout en donnant l’illusion d’une cotisation « normale ». J’appelle ça une usine à gaz déguisée en simplification, et franchement, ça m’agace à chaque saison de déclaration.
Sur un taux global de 9,7 % de CSG-CRDS, 6,8 % sont déductibles et 2,9 % restent non déductibles, quel que soit votre niveau de revenu professionnel.
Csg déductible rsi : un vestige qui traîne encore dans les têtes
Beaucoup de dirigeants parlent encore de csg déductible rsi, alors que le RSI a disparu au profit de la Sécurité sociale des indépendants, elle-même absorbée par le régime général. Le mécanisme de déductibilité, lui, n’a pas changé de nature : seule la structure qui collecte a évolué. Ne vous fiez donc pas à un ancien document qui mentionne le RSI, la logique de calcul reste identique aujourd’hui.
Comment calculer la base de la csg non déductible ?
C’est la question qui revient sans cesse, et pour cause : la base de calcul n’est pas votre revenu net comptable. Elle intègre votre bénéfice imposable, majoré des cotisations sociales obligatoires que vous avez versées dans l’année (retraite, maladie, allocations familiales). Cette majoration surprend souvent les indépendants qui découvrent leur premier avis d’imposition. D’ailleurs, le nombre de trimestres validés pour la retraite dépend directement du niveau de rémunération choisi, un sujet à creuser si vous êtes gérant majoritaire ou minoritaire et cherchez à valider un maximum de trimestres de retraite.
Concrètement, pour comment calculer la csg non déductible, voici la marche à suivre :
- Additionnez votre bénéfice imposable et vos cotisations sociales obligatoires payées dans l’année.
- Appliquez le taux de 9,7 % pour obtenir le montant total de CSG-CRDS dû.
- Multipliez cette même base par 2,9 % pour isoler la part non déductible.
- Réintégrez ce montant dans votre revenu imposable s’il n’a pas déjà été pris en compte par l’URSSAF.
Attention, il ne faut jamais confondre cette base avec votre chiffre d’affaires brut. C’est une erreur classique chez les auto-entrepreneurs qui basculent en entreprise individuelle classique.
Comment calculer csg crds non deductible sans se tromper ?
La confusion vient souvent du fait que le montant global versé aux organismes sociaux mélange plusieurs lignes. Comment calculer la csg et crds non deductible revient à isoler, dans l’attestation annuelle transmise par l’URSSAF, la ligne spécifique dédiée à cette fraction non déductible.
La CRDS, elle, est intégralement non déductible, sans exception, quel que soit le régime fiscal du TNS. Elle s’ajoute donc mécaniquement à la part non déductible de la CSG. Voici un tableau qui résume les taux applicables aux revenus professionnels des indépendants :
| Prélèvement | Taux | Déductible du revenu imposable |
|---|---|---|
| CSG | 9,2 % | 6,8 % oui, 2,4 % non |
| CRDS | 0,5 % | Non, en totalité |
| Total non déductible | 2,9 % | À réintégrer au revenu imposable |
Retenez ce chiffre de 2,9 %, c’est celui qui doit apparaître dans votre déclaration de revenus, ligne des revenus non commerciaux ou industriels et commerciaux selon votre statut. Un oubli sur ce point peut déclencher un redressement, alors autant vérifier chaque année.
Csg déductible urssaf : comment lire son attestation ?
Voilà une source d’incompréhension récurrente. L’attestation transmise par l’URSSAF mentionne généralement le montant total de CSG-CRDS payé, sans toujours distinguer clairement la part déductible de la part non déductible. Un document confus pour un sujet qui devrait tenir en trois lignes, franchement.
Vous devez donc reconstituer vous-même la ventilation en appliquant les taux évoqués plus haut à votre base de calcul. Certains experts-comptables le font automatiquement via leur logiciel de paie ou de gestion, mais rien ne remplace une vérification manuelle, surtout la première année d’activité.
Comment calculer la base csg déductible et non déductible en pratique
La base calcul csg déductible est identique à celle de la part non déductible : c’est la même assiette, seul le taux appliqué diffère. Prenons un exemple simple. Un TNS avec un bénéfice imposable de 40 000 euros, majoré de 12 000 euros de cotisations sociales obligatoires, obtient une base de 52 000 euros.
Sur cette base, la CSG-CRDS déductible représente 6,8 %, soit 3 536 euros. La part non déductible, elle, atteint 2,9 %, soit 1 508 euros à réintégrer dans le revenu imposable. Simple sur le papier, moins évident quand on jongle avec plusieurs régimes dans l’année ! D’ailleurs, si vous cherchez d’autres pistes pour optimiser ce que vous prélevez sur votre société, sachez qu’il existe plusieurs façons de sortir légalement de l’argent de votre société sans impôt ni cotisations.

Comment comptabiliser la csg non déductible dans vos comptes ?
Passons à la partie qui fait grincer des dents les gérants non initiés à la comptabilité. La csg non déductible doit être enregistrée dans un compte comptable csg déductible distinct de celui réservé à la part non déductible, afin de faciliter le retraitement fiscal en fin d’exercice.
En pratique, la CSG-CRDS déductible se comptabilise généralement au débit d’un compte de charges sociales personnelles de l’exploitant, souvent rattaché au compte 646 ou à un sous-compte dédié selon le plan comptable retenu. La part non déductible peut être isolée dans un sous-compte spécifique, ce qui simplifie grandement le travail lors de la déclaration de revenus.
Séparer dès la saisie comptable la CSG déductible de la CSG non déductible évite des heures de reconstitution fastidieuse au moment de la clôture annuelle.
Un bon expert-comptable configure ce suivi dès l’ouverture des comptes. Si le vôtre ne l’a pas fait, posez-lui la question directement, ça évite les mauvaises surprises fiscales plus tard.
Pourquoi cette part non déductible existe-t-elle vraiment ?
Beaucoup de TNS trouvent ce mécanisme injuste, et je les comprends. Payer une cotisation sociale sans pouvoir la déduire de son revenu imposable, ça ressemble à une double peine fiscale. Mais l’argument de poids avancé par l’administration reste que la CSG finance en partie des dépenses qui ne relèvent pas strictement de l’assurance sociale, comme le remboursement de la dette sociale via la CRDS.
Ce raisonnement se défend juridiquement, mais il pèse lourd sur la trésorerie des petites structures, surtout celles qui démarrent avec des marges serrées.
La part non déductible de la CSG-CRDS s’élève à 2,9 % du revenu professionnel des travailleurs non salariés, quel que soit leur secteur d’activité.
Retenez trois gestes simples pour éviter les erreurs : vérifiez systématiquement votre attestation URSSAF, isolez la csg non déductible tns dans un compte comptable dédié, et réintégrez le bon montant sur votre déclaration de revenus. Un contrôle annuel de ces trois points vous évite bien des redressements fiscaux !
Questions fréquentes
À quel taux s’élève la CSG déductible pour un travailleur non salarié ?
Le taux de CSG-CRDS déductible s’élève à 6,8 % du revenu professionnel majoré des cotisations sociales obligatoires.
Quel pourcentage de la CSG-CRDS n’est pas déductible du revenu imposable ?
La part non déductible représente 2,9 % du revenu professionnel, quel que soit le secteur d’activité du TNS.
Comment enregistrer comptablement la CSG non déductible dans ses comptes ?
Isolez la CSG non déductible dans un sous-compte spécifique distinct de la part déductible, souvent rattaché au compte 646, pour simplifier le retraitement fiscal annuel.
Quels éléments composent la base de calcul des cotisations sociales pour un TNS ?
La base intègre le bénéfice imposable majoré des cotisations sociales obligatoires versées dans l’année (retraite, maladie, allocations familiales).





